But he wants to be just like Vincent Price...

But he wants to be just like Vincent Price...

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****"J'ai passé ma vie à m'attirer l'inimité des autres, pour ne pas me retrouver face à la situation abjecte de ne pas être aimé alors que je l'avais demandé. En étant sciemment haïssable, je gardais le contrôle, on me haïssait parce que je faisais en sorte qu'il en soit ainsi"
*********************Lolita Pille, HELL


****T'as toujours cherché à fuir, réllement. Le plus lâche des lâches, celui que le bonheur pouvait aussi effrayer. T'avais peur de tes actes, chacun de tes souffles semblant fissurer chacune de tes côtes. T'étais emprisonné en toi-même, t'avais nulle part où aller,nulle part où partir. De toute façon, de quoi aurais-tu voulu partir? Jamais ton corps ne s'était senti ancré au sol. Alors t'as choisi d'oublier, de te plonger dans un travail étouffant qui te coupait du reste. Il était lourd, et t'avais finis par toucher le sol. Pas de la manière la plus agréable qu'il soit pour n'importe qui d'entre nous, mais t'avais l'air d'apprécier. Tu t'es inventé un monde à toi, un monde où rien ne pouvais t'arriver. Mais la réalité finis toujours par rattraper ceux qui la fuient. Inlassablement elle les traque. Quand tu t'es retrouvé ici à nouveau, rien avait changé, y compris toi. T'étais encore moins en phase avec ton monde qu'avant. Qui aurait su que la vie qu'on dépose délicatement au coin d'une table ne peut être récupérée sans que l'on s'écorche chacun de ses membres? T'as tourné en rond pendant des heures, le coeur lourd, les yeux gonflés, à chercher comment et pourquoi t'en étais arrivé là. Et puisque qu'on ne peut résolumment pas s'arracher le coeur, t'as décidé de vivre un peu pour voir. Il fallait bien ça pour survivre. T'as essayé de changer pour voir si un autre toi pouvais s'en sortir mieux ici-bas que son alter-ego. T'as souhaité être aimé, sincèrement. T'as voulu être proche des autres, t'as voulu tout partager avec eux. Tu t'es attaché. Et tout est révenu. Parce que t'as toujours eu peur d'être tout seul, et cette salope de peur t'as toujours fais faire des choses stupides. Tu t'es éloigné, détaché des gens que tu aimais, parce que t'avais trop peur qu'il se détachent de toi avant. Tu préfères les devancer, pour ne pas souffrir. Et finalement tu souffres quand même. Tu les vois devenir heureux, au loin. Et toi tu reste là, ta lâcheté étant la dernière brise de chaleur pouvant te tenir chaud. T'as réllement souhaité qu'on te laisse seule après ça. Mais une partie de ton corps ne devait certainement pas être de cette avis, alors t'as quand même essayé d'attier l'attention. De ton point de vue c'était flagrant. Mais il faut croire que personne n'a l'esprit aussi tordu. T'as souhaité devenir insensible, et tu y es presque arrivé. Tu savais très bien de quoi on était capable: on t'avais appris à ne jamais faire nous confiance et on t'avais ensuite démontrer pourquoi. T'avais choisi de devenir égoïste pour éloigner ton coeur des autres. Tu ne te connais toujours pas. Tu sais jamais quelle partie de toi va parler quand tu ouvres la bouche. Tu sais même pas définir les êtres qui vivent en toi. Alors t'attends de voir ce qui se passe. Mais t'attends quoi?
Tu sais, je crois que t'as finis par te perdre en chemin.

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# Posté le lundi 15 septembre 2008 13:51

Modifié le mardi 09 décembre 2008 15:06

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Dimanche 28 Décembre, 2008

*****Depuis trois jours, je suis chez eux; mes poumons se sont enfin réouverts et mes maux de tête ont cessé: l'atmosphère de ce lieu me semble si douce que mon âme toute entière en est appaisée. Je me lève, je vis, puis me couche, tout simplement, sans qu'aucune angoisse ne me traverse à chacun de mes pas, de mes souffles, à chaque instant qu'une voix stimule mon ouïe. Les choses m'apparaissent si naturelles ici qu'elles en semblent même irréelles; loin de tout ce dont je suis capable de me souvenir, je peux savourer les rires et sourires sincères qui illumine cet appartement encombré. Détachée de tous, sans la moindre obligation, je respire... et rien d'autre. Cela faisait tellement longtemps que ma cage thoracique refusait l'air avalé que je ne peux ressentir que de l'euphorie; de l'euphorie paresseuse que je ferais bien de réveiller violemment si je ne veux pas que cet endroit devienne glacé. Mais par quel moyen pourrait-on vivre sans retenue lorsque l'on connait la date de fin du bonheur libre?
*****Dans quelques heures, on m'enlèvera de mon paradis éphémère et mes poumons, comme ma tête et mon estomac, se refermeront de nouveau: les visages que l'on dit rassurants... pourquoi m'étouffent-ils le coeur? Il est tout enflé des larmes qu'ils m'inspirent, incapable de se dégorger par mes yeux; elles rendent le haut de mon nez douloureux et font trembler mes lèvres, elles traversent mon corps tout entier en le bousculant par acoups, pour venir exploser le bouts de mes doigts. Si "une lueur suffit à faire fondre les ténèbres", ils peuvent tout aussi bien reprendre le dessus brutalement; ils écrasent l'atmosphère en s'emparant de tout l'oxygène: l'univers devient trop facilement opressant à mon goût. Ainsi, dans la voiture qui m'enlève à mes rêves sucrés, ceux qui mettaient en scène de douces journées à venir, je m'étiole un peu plus chaque seconde en me rapprochant des caresses rugueuses de mes craintes. Cela fait maintenant 16ans que je vis au milieu des réconfortants débris d'une guerre froide, bercée par la haine.

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# Posté le mardi 30 décembre 2008 06:07

Modifié le mercredi 31 décembre 2008 12:02